La guerre commerciale que se livrent Chine et États-Unis semble avoir atteint un nouveau tournant hier. En cause, une série de Tweets ravageurs à charge contre la Chine, comme seul sait les faire Donald Trump. La réaction des places boursières ne s’est pas faite attendre, et toutes ont terminées en très nette baisse.

À cause de la Chine, notre pays a bêtement perdu des trillions de dollars au cours des années. Ils ont volés nos propriétés intellectuelles au rythme de plusieurs milliards de dollars par et veulent continuer. Je ne laisserai pas ça arriver ! Nous n’avons pas besoin de la Chine et, honnêtement, serions mieux sans eux. Le vol de ces immenses sommes d’argent aux États-Unis par la Chine doit et va cesser. J’ordonne à nos grandes compagnies américaines de commencer à chercher immédiatement des alternatives à la Chine, y compris en rapatriant la production chez nous, aux États-Unis. J’apporterai une réponse aux tarifs douaniers de la Chine dès cet après-midi. C’est une IMMENSE chance pour les États-Unis. En parallèle, j’ordonne à toutes les sociétés de livraison, dont FedEx, Amazon, UPS et The Post Office, de rechercher et refuser toutes les livraisons de fentanyl en provenance de la Chine (ou d’ailleurs). Le fentanyl tue 100 000 américains chaque année. Le président Xi a promis que cela s’arrêterait et il n’en est rien. Notre économie, en raison de sa croissance ces 28 derniers mois est nettement plus puissante que celle de la Chine. Et nous continueront sur cette voie !

Donald Trump

Ces déclarations interviennent après la décision de la Chine de frapper de nouveaux droits de douane près de 75 milliards de dollars de biens américains, en représailles à la hausse des taxes douanières sur les produits chinois de la part des États-Unis. En plus de ces Tweets particulièrement agressifs faisant fi de toutes les conventions diplomatiques, le président Trump a décidé de rendre coup pour coup en alourdissant encore davantage les taxes douanières pour l’intégralité des 550 milliards de dollars de produits chinois exportés vers les États-Unis.

Bien entendu, les places boursières se sont affolées devant de telles menaces, qui si elles étaient appliquées, provoqueraient un véritable séisme pour toutes les entreprises américaines implantées de près ou de loin en Chine. Le Dow Jones, principal indice boursier de Wall Street a fini sur sa deuxième plus forte baisse de l’année, avec un repli de 2,35% à la clôture. Mais c’est surtout le NASDAQ, qui centralise les principales entreprises liées à internet, aux technologies ou aux télécoms, qui a logiquement subi la plus importante baisse, avec près de -3% à la clôture.

Parmi les sociétés ayant le plus souffert de ces déclarations, on retrouve notamment Apple qui a fini sur une baisse enregistrée à -4,62%, soit une perte de près de 44 milliards de dollars de valeur. Intel et AMD sont également en repli, avec respectivement -3,89% et -7,40%, quand Nvidia perd -5,27% et Qualcomm -4,71%.

La question qui hantera les traders du monde entier ce week-end est désormais de savoir si ces menaces seront mises à exécution et quelle sera la réponse de la Chine. Si le président des États-Unis n’a évidemment pas l’autorité pour contraindre des compagnies privées à faire quoi que ce soit, il dispose de moyens pour leur compliquer considérablement la vie, fussent t-elles tentées de l’ignorer, surtout avec une majorité de députés républicains siégeant au Congrès.

Cependant, des voix s’élèvent déjà pour tenter d’apaiser les tensions, notamment celle de la Chambre de commerce des États-Unis d’Amérique qui déclare: « Nous ne voulons pas d’une nouvelle détérioration des relations sino-américaines » et qui précise que « 40 ans de relations commerciales entre nos deux pays ont été pour l’essentiel productives, constructives et mutuellement bénéfiques ». À suivre de très près.

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