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HyperX, la filiale gaming de Kingston, est notamment connue pour son fameux HyperX Cloud que l’on ne présente plus. Forte de son succès dans le domaine des casques-micros, la marque a récemment tenté de percer sur les terrains très concurrentiels des souris et claviers gaming, avec respectivement la Pulsefire FPS et le Alloy FPS. C’est ce dernier qui nous intéresse aujourd’hui. Voyons voir si la marque est capable de se distinguer avec ce clavier dont les maîtres mots sont sobriété, compacité et transportabilité !

Présentation et packaging

Le HyperX Alloy FPS est un clavier mécanique au format standard, équipé sur cette version de switchs Cherry MX Red (linéaires). Pesant un peu plus de 1 kg, son châssis est en plastique granuleux, avec une plaque d’acier rigide noir mat sur le dessus. Il adopte une forme frameless, c’est-à-dire sans coque. Etant dépouillé de toutes macros, de touches multimédia et de repose-poignet, le clavier est assez compact (41,1 cm x 12,9 cm). Côté connectique, on retrouve un câble micro-USB d’alimentation détachable et un port USB permettant de recharger son smartphone ou sa tablette.

Si le clavier brille par sa simplicité, le bundle est quant à lui relativement bien fourni ! On retrouve une housse de transport souple, quelques touches de rechange (Z,Q,S,D et 1,2,3,4), ainsi qu’un keycap puller. Rien de transcendant mais on ne pourra pas reprocher à HyperX d’être radin sur là-dessus.

Ergonomie et design

Attaquons-nous sur le point fondamental de n’importe quel clavier : le confort de frappe. Sur notre modèle équipé MX Red, nous retrouvons une frappe légère et fluide, typique de ce genre de switch. On utilise le clavier sans effort, ce qui se révèle très agréable sur les longues périodes de rédaction. En jeu, rien à redire. Les joueurs les plus exigeants se rabattront sur des MX Speed, plus réactifs grâce à leur course plus courte, mais qui sont malheureusement indisponibles sur ce modèle, qui ne propose que les classiques Cherry MX Red, Brown et Blue, qui devraient malgré tout satisfaire une large majorité de personnes. Les keycaps en ABS noir sont douces et agréables au toucher, mais sont peu épaisses et de qualité assez moyenne. Rien de catastrophique mais on sent que des économies ont été faites. Personnellement, j’ai apprécié le petit set de 8 touches rouges supplémentaires, qui donnent un peu de couleur à l’ensemble. De plus je trouve l’effet texturé des touches ZQSD assez agréable au toucher, bien que cela ne fera sûrement pas l’unanimité.

Niveau sonore, nous sommes globalement sur quelque chose de correct, malgré des keycaps imparfaites. Les claviers avec châssis métallique sont réputés pour être sensibles à une certaine réverbération lors de la frappe, ce dont le Alloy FPS ne souffre pas trop. Lors de l’utilisation, le bruit aurait gagné à être un peu plus étouffé avec des keycaps de meilleure qualité,  mais encore une fois rien d’alarmant. Par contre la barre d’espace fait vraiment tâche et tranche avec le reste en étant bruyante et instable. Probablement la faute à des stabilisateurs vraiment pas au point, car même en remplaçant la touche par quelque chose de bien plus qualitatif (une barre espace épaisse en PBT provenant d’un Ducky Channel One 2, pour être plus précis), le résultat reste strictement le même. Dommage.

Le clavier est rétroéclairé uniquement en rouge, avec plusieurs effets proposés : fixe, pulsation, pression des touches, onde, vague et gaming (éclairage de ZQSD, 1234, Ctrl, Espace). L’intensité est quant à elle réglable sur 5 niveaux. Les caractères sont correctement illuminés et aucun sifflement parasite n’est percevable.

Sous le clavier, on retrouve 4 petits patins pour stabiliser la bête. On aurait préféré qu’ils soient de taille plus conséquente, mais cela reste suffisant. De base le clavier est légèrement incliné et on peut encore accentuer l’angle en déployant des patins rétractables. La conception du châssis est solide et sérieuse, il ne craque pas et aucune vis n’est apparente. Par ailleurs le design frameless facilite grandement le nettoyage.

L’alimentation se fait via un port micro-USB. Le câble d’alimentation est tressé et amovible, pratique pour les déplacements ou en cas de défaillance du câble. A l’autre bout du cordon nous trouvons deux fiches USB : l’une est dédiée à l’alimentation du clavier, l’autre à celle du port USB supplémentaire.

Features et logiciel

Passons rapidement sur la partie logiciel: vu que le clavier est plug ‘n play, nul besoin d’installer un quelconque logiciel tiers, les quelques fonctionnalités disponibles étant toutes paramétrables via des combinaisons avec la touche Fn. On peut ainsi régler : 

  • L’intensité (Haut et Bas) et les effets du rétroéclairage (Gauche et Droite) avec les flèches directionnelles
  • Les lecteurs multimédia avec F6 (Précédent), F7 (Lecture/Pause) et F8 (Suivant)
  • Le son avec F9 (Muet), F10 (Volume -) et F11 (Volume +)
  • Le mode Gaming (désactivant la touche Windows en jeu) avec F12

Néanmoins, il vous est impossible de paramétrer des macros ou d’éclairer individuellement certaines touches par exemple. La personnalisation reste donc plutôt limitée.

La principale fonctionnalité « bonus » du clavier réside en son port USB situé à l’arrière, qui vous permettra de recharger votre mobile ou votre tablette… et c’est tout. Car oui, il s’agit uniquement d’un port de charge, il vous est donc impossible d’accéder à vos fichiers ou de les transférer sur votre ordinateur. Il est également impossible d’y brancher une souris. C’est bien dommage car vous vous retrouvez au final avec un semi-port USB sur votre clavier, alors qu’il vous faut en mobiliser un pleinement fonctionnel sur votre tour… A noter que cela ne concerne que la série des Alloy FPS, les Alloy Elite disposant d’un vrai port USB.

Clavier gamer oblige, l’ensemble profite d’un anti-ghosting complet avec N-Key Rollover. Ainsi, pas d’erreur d’interprétation possible pour votre clavier, toutes les touches étant prises en compte de manière individuelle, même en n’en utilisant plusieurs simultanément.

Conclusion

Avantages :

  • Un clavier compact et facile à transporter
  • Un châssis frameless en acier qualitatif et bien fini
  • Bundle assez bien fourni
  • Plug ‘n play : pas de logiciel tiers à installer
Inconvénients :
  • Keycaps assez médiocres, barre d’espace bruyante (mauvais stabilisateurs)
  • Port USB supplémentaire assez inutile au final
  • Pas de touches multimédia
  • Pas de logiciel : personnalisation très limitée

Pour qui ?

Pour ceux à la recherche d’un clavier sobre, transportable et abordable, se focalisant sur quelque chose de simple et fonctionnel.

Lancé à 129€ à sa sortie, le clavier est aujourd’hui facilement trouvable à moins de 90€, ce qui lui donne un bon rapport qualité / prix. Néanmoins, il est loin d’être le seul dans cette tranche de prix très concurrentielle. On retrouve notamment le Logitech G413, le Roccat Suora ou encore le Fnatic Gear Rush.

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