33% Hardware, 33% Kikoojap, 33% TechnoMetal, 100% gaga des chats !

Logitech, Steelseries, Razer, Roccat… Ces marques vous disent très probablement quelque chose. Mais avez-vous déjà entendu parler de Ducky Channel ? Très discret dans l’hexagone, ce constructeur taïwanais jouit pourtant d’une excellente renommée chez les aficionados de claviers mécaniques. Nous allons voir si la marque mérite sa réputation, à travers ce test du Ducky Channel One 2 Backlit.

Présentation et packaging

Le Ducky Channel One 2 Backlit est un clavier mécanique au format classique, ici paré d’une robe blanche et équipé de commutateurs Cherry MX Black. Le bestiau a, pour sa catégorie, des mensurations (44,0 cm x 13,5 cm) et un poids (1,1 kg) dans la moyenne. Ducky Channel ne cède pas à la mode de l’acier ou de l’aluminium, ainsi l’intégralité du châssis est en plastique. Le clavier se veut sobre et simple : pas de repose-poignet, de macros supplémentaires ou de gadget quelconque, juste quatre vraies touches multimédias (semblables au reste du clavier) au-dessus du pavé numérique.

Au niveau du bundle, Ducky fournit avec son One 2 un keycap puller, un set de dix touches rouges en PBT, un câble d’alimentation USB type C ainsi qu’un guide rapide pour personnaliser son clavier, qui est plug ‘n play et sans logiciel tiers.

Ergonomie et design

N’ayant jamais eu affaire à des Cherry MX Black auparavant, nous avons décidé de nous lancer une première fois avec le One 2. Ces commutateurs linéaires sont connus pour leur résistance supérieure (en terme de pression sur les touches) par rapport aux autres switchs. Ne tournons pas autour du pot : la frappe est plus ferme qu’avec des Cherry MX Red et cela se ressent immédiatement. Plus ferme, mais pas rigide : on garde plus de souplesse qu’un switch tactile comme les MX Brown. Encore une fois, cela reste principalement une affaire de goût. Néanmoins, nous ne nous avancerions pas trop en affirmant que ce ne sont probablement pas les meilleurs commutateurs pour les longues périodes de rédaction : qui dit plus de fermeté dit plus d’effort, donc plus de fatigue. En ce qui concerne les jeux, la résistance supplémentaire des MX Black permet de légèrement diminuer le risque de miss click. En revanche, on y perd un peu en terme de réactivité, la force de pression nécessaire à l’activation de la touche étant plus importante que sur les autres switchs. En conclusion, nous dirons que ces switchs ne feront pas l’unanimité, à réserver aux personnes trouvant les commutateurs linéaires classiques trop « mous ».

Passons à présent au gros point fort de ce clavier : les keycaps. Elles justifient à elles seules le prix supérieur du One 2 par rapport à la concurrence. Faites en PBT double shot, elles sont épaisses, robustes et silencieuses. La texture légèrement granuleuse renforce l’impression d’être en face d’un produit bien fini. Aucune trace de doigt n’est retenue, les touches gardent leur aspect mat en toute circonstance. La robe blanche du clavier n’y est pas pour rien, mais en contrepartie la moindre tâche sera bien plus visible que sur un clavier noir. Bref, ces touches sont une réussite, notamment la barre espace parfaitement stable et qui produit un son étouffé des plus satisfaisants, à l’image du reste du clavier. Cependant, nous n’avons pas apprécié le set de touches supplémentaires, pour la simple et bonne raison qu’elles sont totalement opaques et obstruent les LED du rétroéclairage.

En parlant du rétroéclairage, celui du One 2 Backlit est uniquement blanc. Les keycaps sont correctement illuminés et il y a peu de fuites de lumière, aucun bruit parasite n’est à signaler. Plusieurs effets sont disponibles et paramétrables directement à l’aide de combinaisons de touches : fixe, pulsation, pression des touches, onde et vague. On peut également modifier la vitesse des effets et l’intensité du rétroéclairage sur plusieurs niveaux.

Le châssis respire la robustesse et la qualité. Pratiquement aucune vis n’est apparente. Si le dessus de la coque et les touches sont blancs, le dessous ainsi qu’une partie de la tranche sont noirs. Nous trouvons cela très réussi d’un point de vue esthétique. A l’instar des touches, il ne retient absolument pas les traces de doigts, mais gare aux tâches. Ducky Channel fait l’impasse sur l’utilisation de plaque en métal sur l’extérieur du châssis et c’est tout à leur honneur : mieux vaut un plastique d’excellente facture (comme dans le cas présent) que du métal bas de gamme sensible aux rayures et / ou accentuant la réverbération lors de la frappe. Les maniaques de l’hygiène risquent d’être un peu déçus : le clavier n’est pas frameless, le nettoyage s’avérera donc assez fastidieux. Sous le clavier, nous retrouvons quatre petits patins. Ceux de la partie supérieure sont inclinables sur trois niveaux différents. Le clavier reste en place, mais nous aurions préféré des patins un peu plus larges malgré tout…

L’alimentation se fait via un câble USB type C détachable, ce qui est toujours appréciable pour le transport ou pour remplacer le câble en cas de casse. Ducky a eu la bonne idée de creuser un sillon dédié au câble management le long du clavier et de fournir une petite bande en velcro avec le câble, pour un résultat très propre sur le bureau.

Features et logiciel

Passons rapidement sur la partie logiciel vu que Ducky Channel n’en fournit pas avec son One 2. Le clavier est 100% plug ‘n play et totalement paramétrable via des combinaisons avec la touche Fn. En plus du rétroéclairage, il est également possible de paramétrer des macros, chose rare pour un clavier sans logiciel tiers. Les combinaisons et possibilités sont (très) nombreuses, mais assez compliquées à prendre en main. Heureusement que Ducky a pensé à fournir un petit guide pratique…

Récurrent sur les claviers gaming, nous retrouvons un anti-ghosting complet avec NKRO (N-Key Rollover). Ainsi vous ne rencontrerez jamais de problème d’interprétation des touches par votre clavier.

Conclusion

Avantages :

  • Qualité de fabrication irréprochable, qu’il s’agisse des touches ou du châssis
  • Bundle plutôt bien fourni
  • Personnalisation très complète pour un clavier sans logiciel
  • Le câble management
  • Plug ‘n play
Inconvénients :
  • Nettoyage fastidieux
  • Fonctionnalités (trop ?) nombreuses pouvant rendre la personnalisation confuse
  • Attention aux tâches sur le modèle blanc !
Pour qui ?
 
Pour ceux à la recherche d’un clavier sobre, élégant et performant ne faisant aucun compromis sur la qualité et la robustesse.

Ducky Channel n’aura donc pas volé sa réputation. Nous sommes clairement en face d’un clavier qualitativement supérieur à ce que l’on peut trouver sur le marché dans sa catégorie. Mais évidemment, cela à un prix : 120€ pour la version Backlit, 200€ pour la version RGB. Et les promotions sont assez rares. Mais si vous pouvez vous le permettre, n’hésitez pas un instant !

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