Rédacteur en chef chez Hardwakening, je suis un passionné d'informatique à temps libre et novice de l'électronique. La mémoire, c'est cool.

La tendance du smartphone gaming a été créée par Razer en 2017 avec son tout premier smartphone. Depuis, le marché est inondé de références dont le ROG Phone, pour ne citer que lui. Le jeu mobile prenant une place capitale, nous allons nous pencher sur le Razer Phone 2. 

Taille d’écran
5.72″

Définition d’écran
2560×1440

DPI
513

SoC
Snapdragon 845

GPU
Adreno 630

RAM
8 Go

Mémoire interne
64 Go

Appareil photo
12Mpx f1.8 et 12Mpx f2.6 à l’arrière. 8Mpx f2.0 à l’avant

Batterie
4000 mAh compatible Quick Charge 4+

Firmware
Android 9 avec surcouche Razer

Lecteur d’empreinte
Oui

Sim
Nano SIM + MicroSD ou Dual Nano SIM

Packaging

Le Razer Phone 2 se dote d’un packaging premium comme à l’habitude de son constructeur. La boîte est faite d’un carton texturé et avec une languette pour une ouverture facile. Se trouvent à l’intérieur toute la paperasse, un câble gainé USB Type-C aux deux extrémités, un dongle audio et la brique QuickCharge 4+. Bien évidemment les stickers sont fournis. 

Razer Phone 2

Esthétique et prise en main

Le Razer Phone 2 est esthétiquement peu différent de son prédécesseur. Le châssis reste en aluminium, mais le dos est remplacé par du verre Gorilla Glass (qui en plus est un aimant à empreintes) afin d’intégrer un logo RGB. Le module photo est délocalisé et dépasse légèrement du châssis. Il reste l’un des seuls smartphones de 2018 à opter pour du 16/9, on aime ou on n’aime pas. Puisque la dalle n’occupe pas toute la surface, le constructeur a opté pour deux grandes grilles de haut-parleurs. L’ensemble est très sobre, si nous passons le RGB. 

Sa forme rectangulaire ainsi que sa symétrie nous rappelleront la gamme Xperia Z. Un emplacement microphone se trouve sur la tranche supérieure est est étonnamment le seul. Sur la droite se trouve le capteur d’empreintes digitales parfaitement centré, et les boutons de volume subissent le même traitement sur la tranche gauche. En bas, un port USB type-C et à la grande déception l’absence de notre ami Jack. C’est la mode, on n’y peut rien, mais il aurait peut-être été plus judicieux d’offrir ce choix aux gamers. 

Le Razer Phone 2 glisse beaucoup en main, quand tenu en mode portrait du moins. Dépendamment de votre style de prise en main, les boutons de volume et Power sont soit trop bas, soit pile au bon endroit. Il n’y a aucune encoche qui aide à distinguer le bouton Power, mais la sensation étant différente du reste du châssis il reste aisé de le localiser. Les boutons de volume sont trop petits et mal placés selon moi. 
Ces petits défauts se transforment en qualités une fois l’appareil tenu en mode paysage. Il est difficile, voire impossible, d’appuyer sur les boutons de volume involontairement, le bouton de marche ne peut pas s’actionner de lui-même grâce au manque d’encoche et le grip devient plus confortable. Après tout, les ingénieurs ont conçu cela pour le jeu.

Interface et fonctionnalités

Razer étant une marque destinée aux gamers, nous pourrions penser à une ribambelle de jeux préinstallés ou autres bloatwares en tout genre. Que nenni, tout comme le premier Razer Phone, une surcouche minimaliste est mise à disposition. Nous avons donc au programme : Un Android presque stock, avec un peu de vert par-ci par-là et Nova Launcher Prime ! Adeptes du launcher tout comme moi ? Vous voilà comblé ! Avec un peu d’exagération, votre seule limite sur la customisation est votre imagination. Vous n’aimez pas la disposition d’usine ? Très bien, changez-la. Vous retrouverez joint au carrousel un exemple de la customisation que permet Nova (issu de mon téléphone personnel). Si cela ne suffit pas, sachez qu’une boutique de thèmes existe. Son fonctionnement est similaire à celle de Samsung. Elle permet ainsi de changer les icônes, les fonds d’écrans les accents de couleur, etc. (si jamais le vert vous répugne…).

Le Razer Cortex agit comme hub central pour tous vos jeux. Il possède en particulier un joli listing de jeux auxquels vous pourriez jouer. Une catégorie spéciale est dédiée aux programmes capables de tirer parti des capacités de l’écran. Mis à part ça, il agit comme un bête launcher à l’instar des nombreux présents sur PC, rien de transcendant. Finalement, il donne un accès au Game Booster. Via cet utilitaire, vous pouvez changer les paramètres de l’écran (définition et taux de rafraîchissement), mais aussi la fréquence du CPU au cas par cas. Dispensable, mais ça a le mérite de ne pas aller chercher les paramètres à chaque fois. Ah oui, l’application Chroma vous permettra de configurer le logo RGB. 

La marque n’est pas exemplaire quand il s’agit de suivre son software. Bien que sous Android 9, le dernier patch de sécurité date de février 2019 au moment où j’écris. Pas d’excuses valables quand la concurrence propose des patchs mensuels, et c’est d’autant plus vrai au vu de la légèreté de cette surcouche. Ajoutons que la section mobile de Razer passerait une mauvaise période d’après les rumeurs début 2019, de quoi s’inquiéter pour le futur ?

écran et son

Le Razer Phone 2 embarque, comme son prédécesseur, un écran IPS 16/9 1440p 120Hz. Nous ne savons pas pourquoi la marque n’a pas suivi la tendance du borderless, mais la majorité du contenu étant encore en 16/9 ce n’est pas encore handicapant. Commençons par ce qui fâche : qui dit IPS dit contraste en deçà, celui-ci ne déroge pas à la règle. Ce n’est toutefois pas assez pour rendre l’image illisible. Différents profils de couleurs sont disponibles, et peu importe lequel les couleurs sont fidèles à la réalité. La luminosité est bien plus que suffisante en plein soleil pour y voir clair. Son ajustement automatique est cependant très capricieux. Nombreuses sont les fois où l’écran était soit trop lumineux soit pas assez dans un noir total ou à l’extérieur. Le souci se règle aisément manuellement au moins…
Le taux de rafraîchissement de 120Hz est un atout majeur. La sensation de fluidité est réelle, d’autant plus que le software est suffisamment optimisé pour n’occasionner aucune gêne. Au vu de la consommation accrue (plus sur le sujet plus bas), vous pouvez également changer pour un habituel 60Hz ou 90Hz.

Razer Phone 2

Difficile de garantir l’affichage des 120 images par seconde pour tous les programmes, tout comme sur PC. La technologie Ultramotion se trouve alors un sens. Tout comme AMD Freesync ou NVIDIA G-SYNC, la dalle est capable de faire varier activement son taux de rafraîchissement. On tient facilement l’une voire la meilleure dalle IPS du marché. 

Dolby Atmos

Les haut-parleurs sont phénoménaux. Ils sont de bonne facture pour sûr et puissants au point de remettre en question l’achat d’une enceinte Bluetooth. Comme la majorité des smartphones, les basses constituent le point faible. Le reste du spectre sonore, compte tenu du format, n’a rien à se reprocher. Il est clair et précis. Nous ressentons tout de même une saturation à volume plein (dont le niveau d’intensité sonore est largement plus élevé que la concurrence). Si ce n’est pas suffisant, le tout est certifié Dolby Atmos. L’écoute en devient plus agréable, les basses sont un peu boostées et le problème est moindre. L’application dédiée permet de choisir différents profils, mais aussi de s’amuser avec l’égaliseur.

Photo

À première vue il n’y a aucun changement dans le département de la photo. Dans la pratique c’est un peu plus compliqué. L’UI est intuitif, un swipe vers la gauche nous mène vers le mode vidéo, un swipe vers la droite nous mène au mode portrait. Le fameux mode nuit n’est pas de la partie malheureusement. Vous avez la possibilité d’appuyer sur un bouton pour opter sur un zoom x2. 

Dans des conditions favorables, les clichés sont corrects. Ils sont riches et détaillés, et peut-être un brin trop contrastés. L’appréciation des couleurs est subjective, mais il est évident que le rendu est beaucoup trop saturé. Les adeptes de la fidélité passeront leur chemin. Le constat est le même en activant le zoom x2, à la différence que l’image souffre d’un problème de bruit difficilement décelable dans des conditions optimales. Malgré cela, le mode automatique fait très bien son boulot concernant le temps d’exposition ou la gestion des ISO. Bien en deçà de la concurrence, mais pas à jeter. 

Dans des conditions moins favorables, tous les défauts sont accentués. Le traitement est visiblement le même, quels que soient les facteurs externes. L’image est beaucoup moins nette et lisible. Certains détails disparaissent complètement à cause de la mauvaise gestion, mais également de la saturation encore prononcée. Le bruit n’est que trop visible, surtout en zoom x2. Comme déjà dit, pas de mode nuit pour sauver un peu la casse. Pourtant le châssis permet de le poser sans tomber, pouvant éliminer le souci de stabilité machinale.  

La partie selfie est très décevante. Il y a très peu de détails malgré les bonnes conditions, les défauts de la peau disparaissent complètement par exemple. Le focus a du mal à se faire et tout cela mène à une expérience très désagréable. Le mode portrait est également un échec, malgré un détourage plutôt bon nous remarquons une sorte de halo autour de la tête, bien plus que remarquable. Ce test sera mis à jour si jamais Razer me fait un retour à ce sujet. 

Autonomie

Cette dalle 120 Hz est à la fois une qualité mais aussi un défaut. Sa consommation élevée impacte beaucoup trop l’autonomie, qui en devient médiocre. Se contenter de 60 ou 90 Hz sont les seules solutions, la première étant la plus économe en énergie. Ce test va donc se faire en deux temps, l’un en 120 Hz et l’autre en 60 Hz.

En 60 Hz, le Razer Phone 2 ne déçoit pas sans non plus être surprenant. Sur une utilisation mixte 4G/Wi-Fi basée sur du visionnage de vidéos sur YouTube et Netflix, de navigation via Chrome, de réseaux sociaux tels que Twitter et de jeux, sa longévité s’élève à 7h SoT. Ce résultat est largement supérieur au Galaxy S10, et inférieur au Mate 20 Pro. En 4G uniquement il vous faudra sacrifier en moyenne 30 minutes. Sur une utilisation basée uniquement sur le visionnage de contenu il peut monter jusqu’à 9h SoT. Sans être LE champion d’autonomie, il se place dans le haut du panier. Petit point à noter, il ne souffre pas d’une perte excessive de sa charge en mode veille, un grand défaut des smartphones Samsung. 

Les affaires se compliquent une fois basculé sur du 120 Hz. Sur une même utilisation, l’autonomie s’en retrouve presque divisée par deux. Il faut compter 4h au mieux sur la même utilisation mixte et encore moins en 4G uniquement. C’est largement moins qu’un Galaxy S10… En jeu, il est difficile, voire impossible, de dépasser les 3h SoT. Pour un smartphone « gaming », il est dommage de devoir se séparer de sa fonction phare pour gagner en durée de vie.

Le logo RGB consomme environ 6% par heure d’après mes estimations (loin d’être scientifiques). Je conseille vivement sa désactivation pour prolonger la durée de vie déjà pas exceptionnelle. Quant à la recharge, vous pouvez compter sur elle pour vous donner 50% en moins d’une heure ou la charge complète sous deux heures. 

Puissance

Comme tout flagship de fin 2018, le Razer Phone 2 embarque un Snapdragon 845 et 8 Go de RAM. Sur le papier il n’est pas différent des autres. En théorie grâce à son imposant système de refroidissement les drops devraient être moins fréquents, voire inexistants. La chaleur est vite dissipée à travers tout le châssis, le point le plus chaud se situant sous les appareils photo. La prise en main en devient alors moins agréable, surtout au niveau des tranches en aluminium. Il refroidit très vite une fois non sollicité ceci dit. Nous allons voir si les fréquences et les températures sont tenues sous contrôle via un test de throttling. 

Les résultats obtenus sont intéressants. L’approche est différente de la concurrence, qui attend d’atteindre la limite de température avant de baisser drastiquement les fréquences, occasionnant une chute soudaine des performances. Ici, les fréquences chutent immédiatement pour garder leur contrôle. Les drops sont ainsi peu fréquents. L’été ne fait pas justice à mes paroles cependant… Voici les résultats d’un Huawei Mate 10 Pro, qui adopte une approche similaire.

Merci au compteur de fps inclus dans les options développeur, nous pouvons juger un peu mieux les capacités en jeu. Les jeux populaires tels que PUBG Mobile ou bien Fortnite tournent bien, sans surprise, mais ne sont pas compatibles 120 fps. Deus Ex Go ou bien Hitman Sniper (à condition de passer en low ou en 1080p) quant à eux n’ont aucun souci pour afficher ces 120 images par seconde. Voici maintenant quelques résultats de benchmarks synthétiques. 

Conclusion

Pour terminer, nous pouvons dire que le Razer Phone 2 n’est pas que destiné aux gamers. En globalité il n’excelle en rien et n’est mauvais en rien. Toutefois, il saura se démarquer par son formidable écran ainsi que des haut-parleurs largement supérieurs à la concurrence. Ce même écran, une fois poussé au maximum de ses capacités, crée un trou béant dans le domaine de l’autonomie. La bonne gestion de la chauffe couplée à un Snapdragon 845 permet de longues sessions confortables de jeux. Au vu des prestations de la partie photo, il est clair que la priorité a été mise ailleurs. 
Pour son prix initial de presque 900€, j’aurais déconseillé catégoriquement son achat. Merci à la révision des prix, vous pouvez l’avoir pour 500€, et à ce prix vous pourriez peut-être envisager son achat si vous jouez beaucoup. 

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