Aujourd’hui, nous testons le Dragonfly Red de chez Audioquest, un DAC au format d’une clé USB très prometteur, qui risque de plaire à beaucoup d’audiophiles.

presentation rapide

Le Dragonfly Red (ci-après DFR) fait partie de ces DAC ultracompacts et autoalimentés par la source (smartphone, laptop, tablette). Le succès de ces appareils a commencé bien plus tôt avec la toute première version, le Dragonfly 1.2 qui fournissait une solution alternative aux DAC plus volumineux dans une optique résolument nomade. Vinrent ensuite le Black et le Red, lancés respectivement à 100 et 200€ ; le Red constituait alors le haut de gamme de la marque jusqu’à l’arrivée récente du Cobalt (vendu à 300€). Avec une taille similaire à une clé USB et l’absence de batterie, il s’acclimate très bien à l’audiophile en mouvement, qui peut facilement le glisser dans une poche.

protocole de test

  • Source : Macbook Pro 
  • Fichiers: Tidal Hifi (flac & MQA)
  • Casque et intra : Master & Dynamic MH40, Nuforce x Massdrop EDC3

construction et accessoires

Audioquest a conservé le design qui a fait le succès initial de la gamme, à savoir un format clé USB. Le Red ne fait toutefois pas dans la discrétion avec une peinture rouge vif qui ne manquera pas d’attirer l’attention contrairement à son homologue Black plus sobre. Sur le dessus de l’appareil est gravé le nom de la gamme « Dragonfly » ainsi que les initiales de la marque Audioquest. Figure aussi une diode de couleur symbolisant la libellule emblématique de la marque, qui change en fonction de l’échantillonnage : par exemple le vert signifie une fréquence de 44,4 kHz, tandis que la couleur Purple indique un contenu de type MQA (on en reparlera plus tard). L’appareil est muni d’un capuchon – attention à ne pas le perdre – et dispose d’un étui de protection en cuir rigide, floqué du nom de la marque, de la gamme Dragonfly ainsi que le logo de la marque. Il n’y a aucun bouton ni contrôle sur l’appareil, et l’USB est plaqué or.

logiciel

Le DFR est un appareil Plug&Play : pas besoin de driver ni de logiciels spécifiques pour devoir l’utiliser. Cependant, un logiciel de mise à jour est disponible sur le site du constructeur. En effet, une des mises à jour rend l’appareil compatible avec les fichiers MQA que ce soit sur Tidal ou ailleurs. Attention pour la compatibilité des smartphones : tous les appareils Android ne sont pas reconnus de façon similaire, et pour les appareils Apple, il est nécessaire de prendre l’adaptateur officiel CCK (Camera Connection Kit) sous peine de ne pas voir l’appareil fonctionner correctement.

qualité de son

Comparé à un MacbookPro qui dispose déjà d’une sortie casque plus qu’acceptable pour un laptop, la différence par rapport au DFR n’est pas immédiate. Cependant, au fil des écoutes, la différence se fait sentir : le son est plus dynamique, mieux aéré (surtout en jazz et classique), les basses plus tendues et moins brouillonnes, les aigus bénéficient d’une meilleure définition… Le Red est une source, sans surprise, nettement plus hifi qu’un simple smartphone ou laptop, non seulement par sa précision supérieure, mais aussi par sa puissance. Il est capable de driver des casques gourmands avec une plus grande aisance qu’un smartphone notamment.
Sa signature équilibrée et musicale se marie facilement avec une grande variété de casques et oreillettes. L’appareil ne dispose pas d’un mode bass boost comme certains DAC portables actuels, mais l’utilisateur pourra toujours utiliser un EQ pour façonner le son selon ses préférences. La puissance est plus que raisonnable pour un DAC, et avec un casque nomade ou une paire d’intra, il sera très rare de dépasser les 1/3 du volume disponible.

utilisation

À l’usage, le Dragonfly est agréable en raison de son faible encombrement et de son autoalimentation. Logiquement, il fait chuter plus rapidement le niveau de batterie d’un laptop ou d’un smartphone, surtout avec fichiers de type MQA qui demandent un traitement des données audio plus conséquent et lourd qu’un simple fichier MP3. L’usage de la batterie reste cependant très raisonnable.

Étant Plug&Play, il est facile à utiliser et ne nécessite pas de logiciel tiers pour en profiter pleinement. Des options spécifiques sont disponibles sur l’application bureau Tidal, comme le mode exclusif qui permet de profiter au maximum des capacités du DAC en monopolisant le traitement audio pour éviter les interférences avec les autres programmes. Au final, il se ferait presque oublier abstraction faite de sa couleur atypique.

conclusion

Simple et efficace, mais pas vraiment le plus discret des DAC en raison de sa couleur flamboyante, le DFR fait bien son travail. Il prend très peu de place et n’a pas besoin d’être chargé. Il propose en outre une compatibilité MQA (après mise à jour du firmware) qui ravira notamment les utilisateurs de Tidal. Le prix de lancement de 200€ est élevé, mais c’est probablement le prix à payer pour un appareil ultra compact. Il est dommage également que l’appareil ne soit pas doté de boutons de volume. Toutefois, la qualité du son est bien supérieure à une source  mainstream, de même que la puissance bien plus importante, et c’est bien là l’essentiel.

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